Lacrost


Un peu d’histoire

L’aspect du village est celui d’un petit bourg. Lorsqu’on arrive de Mâcon par la RN6, après avoir dépassé Le Villars d’où l’on a une vue plongeante sur le site, on croirait avoir affaire à un village fortifié du sud de la France.

Le nom du village "Lacrost" tire son origine de la colline de roches calcaires sur laquelle est édifié le bourg. Cette colline est une Cra, c’est-à-dire correspond à ce type topographique fréquent en Mâconnais constitué par une élévation rocailleuse, à l’herbe rare, dont la Cra de Milly chantée par Lamartine est un spécimen évocateur.

La forme primitive La Cro mentionnée dans Courtepée et recueillie dans divers anciens textes n’est qu’une atténuation de la forme La Cra la plus usuelle.

A l’époque romaine, le territoire de Lacrost, qui dépendait, semble-t-il, de la villa Pistoriaca (Préty), possédait déjà quelques centres d’agglomération.

Le nom de La Crot paraît donc assez tardivement dans les textes, vers 1306-1309.

Au XIIe siècle, l’abbé de Tournus autorisa l’Ermite, Claude VOLAGE, à faire bâtir une chapelle sous le vocable de Notre Dame de Grâce à l’extrémité de la levée, sur le territoire de Lacrost.

Lacrost et Préty ne formaient qu’une seule commune jusqu’en 1852, époque à laquelle Lacrost devint la 14ème commune du canton de Tournus. Cette localité possède des carrières de pierres très importantes qui ont fourni les matériaux pour la construction des plus beaux édifices de Lyon.

Dans les prairies de Lacrost, on a découvert des tumulus décrits en 1881 dans les annales de la Société des Amis des Arts de Tournus. Au commencement du siècle on voyait encore, au lieudit Aux Ouillons, des monuments mégalithiques dans le genre de ceux de Boyer.

L’église, construite sous Napoléon III d’après les plans de M. Berthier, alors architecte du département, est une imitation très heureuse du style roman ; elle n’est pas inférieure, comme conception et exécution, aux monuments de même style élevés au XIe et XIIe siècles dans les villages de cette contrée.